Orbea Oiz M Pro de Guillaume

Que dire sur le vélo… Que d’ascenseurs émotionnels ! Déjà lors de sa commande, on me propose un super prix valable 2 semaines, avec une personnalisation complète Orbea Myo (peinture personnalisée, options…).

Orbea Alma M Pro à vendre

Le chrono est lancé : il faut que je vende rapidement mon Orbea Alma M Pro. Avec un prix cassé, je le vends en moins d’une semaine, retour à la boutique et là, première petite déception… Le programme Myo est fermé, il ne reste plus que 4 couleurs génériques au choix. Je prends un violet (couleur pas terrible sur l’ordinateur, mais super rendu en vrai).

Mon Orbea Oiz M Pro

Les options

On rajoute quelques options sur le vélo lors de sa commande, roue Oquo MP30LTD (avec moyeux DT240 vs DT350 et rayons aéro), cintre avec un rise de 20 (option gratuite, ma curiosité m’a fait prendre cette option, est-ce que ça change vraiment quelque chose ?), et une tige de selle Fox transfert 150mm.

Je repars tout content, reste plus qu’à attendre patiemment. Lendemain, appel du magasin… les options ne sont plus disponibles sur les vélos, car déjà en carton. Le vélociste va arranger ça en commandant séparément les options. Ouf !

La tige de selle

Deux semaines plus tard, la tige de selle est arrivée… c’est pas la bonne. Celle qui sera montée dessus sera une Fox transfert SL 100mm (vs Fox transfert 150mm) bon y a plus grave dans la vie, mais 5 cm ça peut faire la différence, d’autant plus que j’ai une grande sortie de selle, j’aurais pu profiter de 5 cm de débattement supplémentaire. Et le fameux « SL » a aussi son importance, la SL est certes plus légère, mais ne propose pas de blocage sur toute sa course, on est obligé de l’utiliser soit en position complètement relevée, soit complètement abaissée, quel dommage… Je vous passe les détails pour le cintre (il ne devrait plus tarder quand j’écris ces lignes) et les roues devraient arriver en septembre, on va croiser les doigts.

Les roues

Le vélociste me laisse rouler avec la paire de roues d’origine, plutôt cool, car elle risque d’être endommagée et il devra les revendre d’occasion après.

 

Orbea Oiz M Pro

Le Alma M Pro

 

Le Oiz M Pro

La peinture


La peinture est vraiment sympa, avec plein de reflets (de carbone notamment), la finition semble de bonne facture, on ressent bien la qualité du produit. J’ai posé un Ride Wrap complet sur le vélo avant de le rouler pour le protéger (On n’a plus ce toucher du carbone après, dommage mais le cadre et la fourche seront bien protégés !). Quand j’ai soupesé le Oiz M Pro il m’a paru plutôt léger et bien équilibré.

Tout suspendu


Les sensations lors du 1er roulage : le confort d’un tout suspendu ! Forcément plus confortable que le Alma M Pro (semi-rigide) que j’avais avant. Ça donne l’impression de passer plus vite partout, en descente il n’y a pas photo comparé à un semi-rigide, le vélo est plus maniable et facile à placer. Sur du roulant, le couple fourche/amortisseur absorbe tout sans broncher, comme sur un tapis volant, enfin j’imagine… À la réception de petits sauts, la souplesse est impressionnante, on atterrit sur un nuage . Le vélo me paraît plus facile aussi en montée, malgré son embonpoint de +2kg. Difficile de dire d’où ça vient, géométrie différente ? Meilleure adhérence de l’arrière avec l’amortisseur ? Ou juste une meilleure sensation ?


Seul petit bémol du Oiz M pro face à Alma M pro : les relances. Là où le Alma partait comme une bombe sur les relances, le Oiz se montre beaucoup moins explosif et plus exigeant (il faut des watts en réserve). Ça reste qu’une première impression, mais je n’ai pas retrouvé ces sensations du Alma sur le Oiz. Peut-être aussi dû au fait que le Oiz est monté en 2,4 » avant/arrière en chambre à air (j’avais monté du 2,10 » et 2,35 » sur le Alma en tubeless), les roues sont similaires, avec le même moyeux DT350.
Il y aura peut-être une amélioration avec les roues Oquo MP30LTD avec le DT240, un passage en tubeless et une section plus petite, on verra ça en septembre.

La fourche

Côté fourche, la différence entre la Fox 34 step cast 120mm du Oiz et la Fox 32 step cast 100mm du Alma se fait ressentir dans les premiers tours de roues lors des blocages de la fourche (sur la route, pendant une relance, ou en montée), la 34 est plus rigide, ça ne bouge pas d’un poil, idem pour l’amortisseur (Fox float SL). Je ne peux pas en dire beaucoup plus sur le feeling avec la fourche, je suis toujours en train de peaufiner les réglages (token en moins, SAG, rebon, compression…), encore quelques sorties pour trouver le réglage idéal. Mise à part ça la fourche reste un régal, ça pardonne beaucoup de choses.

Petit plus pour le Oiz vs Alma, le blocage du couple fourche/amortisseur, 3 positions possibles :
– Ouvert à 100% pour les descentes et les passages vraiment cabossés.

– Position « pédalage » pour du roulant, un léger amorti, juste ce qu’il faut pour ne pas perdre en rendement et rester bien confortable.

– Et fermé à 100% pour la route et les passages avec un revêtement lisse. Dans les montées c’est particulièrement efficace si le revêtement le permet, sinon il faudra privilégier la position intermédiaire pour passer des racines par exemple.

Les commandes de freins, tige de selle et suspensions


Les pneus montage Tubeless

Pour les pneus, la monte d’origine est en Maxxis Rekon Race 29×2.4 (avant/arrière), ça reste des bons pneus pour des conditions sèches et roulantes. Mais dans les dévers un peu gras le pneu avant sera vite mis en défaut. Je les changerai quand j’aurai les bonnes roues, et j’en profiterai pour passer sur un train de pneus moins large, surtout à l’arrière, le 2.4 à l’avant ça reste sécurisant mais avec de meilleurs crampons.
Les pneus sont montés avec des chambres à air d’origine (certainement pour des raisons de stockage : pas de séchage du préventif dans les pneus), mais aux prix des vélos milieu/haut de gamme d’aujourd’hui, je trouve ça vraiment aberrant de les vendre monté en chambre à air.
Le tubeless, il y a vraiment deux écoles sur ce sujet, soit on aime, soit on n’aime pas. Je fais clairement partie des gens qui sont pour le passage en tubeless (surtout pour le VTT).
Je n’y vois que des avantages, moins de pression donc plus confortable, le pneu travail davantage donc plus de grippe , adieu les micros crevaisons (vous ne vous en rendrez même plus compte). Une vraie crevaison ? Soit le préventif joue son rôle, on regonfle et c’est reparti. Soit on met une mèche, on regonfle et c’est reparti. Et dans le pire des cas on met une chambre à air, et c’est reparti ! 

Bon il y a quelques désavantages aussi de passer en tubeless. Il faudra compter entre 50 et 60€ si vous le faites vous même (avec valves, fond de jante et préventif de qualité). Il faudra changer le préventif 1 à 2 fois par an (selon les conditions et le nombre de roulage, profitez du changement de préventif pour nettoyer ou changer les obus de valves), et bien sûr, en remettre lors des crevaisons.

Transmission et freinage

‘Cest un vrai « full Shimano XT » du disque à la chaîne, pas de petites économies avec un montage de disques et chaîne en série 7100. Rien à dire la dessus, c’est du costaud et c’est fiable. La course des leviers de frein est réglable, au top. Liquide de frein en minéral (merci Shimano de ne pas utiliser du DOT )

Pédalier


Au niveau du boîtier de pédalier on retrouve un boîtier type BSA – BB MT810 (même là c’est du Shimano XT). Sur le Alma c’était du Pressfit, plus léger et plus rigide que le format BSA. Mais je préfère le format BSA du Oiz, plus facile à entretenir et à changer pour moi, je n’avais pas investi dans les outils pour le Pressfit. Je pourrai faire la maintenance tout seul sans risque de rentrer les roulements de travers ou d’abîmer le cadre.

La tige de selle télescopique 

… Une grande première pour moi, je n’ai pas encore le réflexe de l’abaisser en descente. Je contrôle toujours le vélo en me mettant debout en arrière avec la selle à l’intérieur des cuisses (sans la serrer, mais en gardant du jeu pour faire des ajustements de trajectoire aux besoins). Je n’ai pensé à la redescendre qu’une fois dans une descente, et les sensations ont vraiment été bizarre, j’ai eu l’impression de passer d’un VTT à un BMX en une fraction de seconde, lancé en pleine descente. Reste plus qu’à s’habituer à cette sensation, mais je pense que j’abaisserai la selle que dans les descentes vraiment engagées pour l’instant.

En espérant vous croiser sur les chemins ! Ride On !

Guillaume, un Déjanté

3 réflexions sur “Orbea Oiz M Pro de Guillaume”

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